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La FIJ condamne la tentative d’assassinat de Saliu Sane

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a fermement condamné aujourd’hui la tentative d’assassinat contre Mama Saliu Sane, journaliste à la radio privée Bombolom FM et également conseiller en communication du Procureur Général de la république le jeudi 25 février 2010 à Bissau, capitale de la Guinée Bissau.

« Il est vraiment déplorable, que tout journaliste qui informe sur le double assassinat du Président et du Chef d’Etat Major ou sur le trafic de drogue fasse l’objet de menaces et intimidations, avec pour seul objectif de réduire les médias au silence » a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. «Cela est contraire au principe de la liberté de la presse »
Selon des sources policières officielles, M. Sane a été réveillé en pleine nuit par le bruit d’une machette par des assaillants qui tentaient de casser sa porte et qu’il a fait fuir par ses cris. Ces derniers sont revenus à la charge quelques heures après avant d’être repoussés par ses voisins, laissant sur place une machette, un poignard et un coupe-coupe ainsi qu’un avertissement en ces termes « va dire au procureur général (Michel Amine Saad) que nous te tuerons à tout prix et on verra ce qu'il fera ». La police judiciaire a été saisie de l’enquête.
Le procureur général Michel Amine Saad, investi en novembre 2009, dirige les investigations dans différentes affaires sensibles, notamment, les enquêtes sur le trafic de cocaïne dans le pays, mais aussi du dossier du double assassinat en mars 2009 du chef d'état-major des forces armées Batista Tagmé Na Wai et du président de la République, Joao Bernardo Vieira. Il a aussi dans ces dossiers le cas de l'ex-chef d'état-major de la Marine, José Américo Bubo Na Tchuto, que les autorités veulent poursuivre en justice.
Le syndicat des journalistes et techniciens de la communication sociale affilié à la FIJ a condamné « avec véhémence cet acte lâche et barbare » et a demandé aux autorités compétentes de tirer au clair cette affaire, « qui n'est pas une première en Guinée-Bissau après les menaces de mort reçues par quatre journalistes en 2007 ».
La FIJ appelle à une procédure judiciaire diligente pour identifier et punir les auteurs et leurs commanditaires et demande aux autorités bissau-guinéennes d’assurer la sécurité de notre collègue en vue de redonner confiance aux journalistes pour travailler librement à la consolidation de la liberté d’expression.
La FIJ représente plus de 600,000 journalistes à travers125 pays dans le monde entier


Chief Ebrima Manneh.Cette décision fait suite à une plainte déposée par la Fondation des médias pour l'Afrique de l'Ouest contre le gouvernement gambien. Le journaliste travaillait pour le Daily Observer, le quotidien pro-gouvernemental du pays. Il est porté disparu depuis juillet 2006, date de son arrestation. Comme d'autres journalistes gambiens, Chief Ebrima Manneh est arrêté juste après la clôture du sommet de l'Union africaine de Banjul organisé fin 2006. Les journalistes sont alors accusés d'avoir perturbé l'événement.Depuis ce moment-là, très peu d'informations ont filtré. Le journaliste du Daily Observer aurait séjourné dans plusieurs centres de police avant d'être transféré, à la fin de l'année dernière, au commissariat de Fatoto, à 400 km à l'est de la capitale. Une information donnée en janvier, par l'hebdomadaire d'opposition Foroyaa.Reporter sans frontières a recueilli le témoignage d'un ancien prisonnier politique qui raconte avoir été détenu avec Chief Ebrima Manneh. Il affirme qu'il ne l'a plus revu après un interrogatoire nocturne au siège des services de renseignement gambiens. Jusqu'à ce jour, aucune charge n'a été retenue contre Chief Ebrima Manneh et les autorités ont toujours nié détenir le journaliste. Depuis plusieurs mois, il n'a donné aucun signe de vie.Les interpellations de journalistes dans le milieu de la presse sont monnaie courante en Gambie. L'assassinat de Deyda Haïdara, le correspondant de l'Agence France-Presse et directeur du journal privé le The Point, en décembre 2004, est encore dans les mémoires. (Source: RFI, Radio France Internationale)

 
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L’UJIT dénonce un Officier Français
L’UJIT condamne les menaces proférées par un Officier Français à l’endroit d’un journaliste togolais et demande à la France de prendre des mesures adéquates pour éviter, à l’avenir, de telles entraves à la liberté de la presse au Togo.

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